L'exode du Paranormal

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 pouvoire psychique et spirituelle. peut-on les développer?

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agrippa 73
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MessageSujet: pouvoire psychique et spirituelle. peut-on les développer?   Dim 10 Jan - 21:57


Pouvoirs psychiques et pouvoirs spirituels - peut-on les développer ? (3)


Troisième Partie - Les pouvoirs spirituels - vers quelle fin ?


Sommaire :



  1. Nature des pouvoirs spirituels
  2. Acquisition et développement des pouvoirs spirituels
  3. L'avenir de l'homme aidé de tous ses pouvoirs.

1. Nature des pouvoirs spirituels (↑ sommaire)


Ici, la nature et la qualité du sujet est essentielle : "À moins que l'intention ne soit tout à fait pure, le spirituel se transforme en psychique, agit sur le plan astral et des résultats terribles peuvent en résulter. Les pouvoirs et les forces de la nature animale peuvent être employés par les égoïstes et les êtres portés à la vengeance, comme par les natures généreuses et magnanimes ; le pouvoir et la force de l'esprit ne s'acquièrent que par ceux qui sont de cœur parfaitement pur, et c'est la Magie Divine". (Râja Yoga, ).
En pratique,
- la manifestation dans l'être conscient de ces pouvoirs,
- l'exercice par l'être, sur lui-même, ou sur le plan qu'il choisit exigent la participation de l'Ego supérieur, foyer de Conscience et de Pouvoirs empruntés au Maître intérieur - le Soi supérieur, d'essence divine et universelle.
Dans un sens, ces pouvoirs manifestent quelque chose de l'Omniscience et de l'Omnipotence du " Soi Supérieur " rayonnant - ce qui suppose que tous les instruments de l'homme intérieur soient accordés à ce genre de pouvoirs, dont les effets peuvent être démesurés.
Dans les phases les plus élevées de l'activité de la perception spirituelle, le corps physique est en catalepsie complète, le mental et l'astral inférieur paralysés ; seuls l'Ego supérieur, avec l'aspect purifié de l'astral personnel, vibre à l'unisson avec la racine divine de l'être. Dans les phases moins sublimes, le sujet (un Adepte, en fait) dirige son sens spirituel dans les plans de la plus haute clairvoyance - qui n'a plus rien à voir avec l'histoire personnelle des individus, la divination et le psychisme - et il y puise les éléments de sagesse universelle, ou même les connaissances qu'il cherche à découvrir, dans l'ordre divin.
Dans les phases plus communes, si quelque chose de l'omniscience peut filtrer parfois par le canal de l'intuition, il arrive que la voix de l'Esprit se fasse entendre comme une révélation, ou un Commandement, qui disperse tous les doutes, ou comme une lumière directrice (avec les déformations et distorsions qui risquent toujours de dévier le sens du message, par l'effet du psychisme encore mal discipliné).
Quant aux pouvoirs d'action de nature spirituelle, ils sont l'image de ceux du Démiurge, ou des hiérarchies spirituelles de constructeurs, concentrés cette fois dans un homme, libre de tout désir personnel, mais un individu incarné, attentif à servir la Volonté générale de la Nature, dans le contexte particulier où il se trouve.
Essentiellement, l'action du Magicien spirituel, éclairé par la Sagesse qui le guide, dispose de trois pouvoirs dont le rayon de manifestation est sans limite :
Volonté - Imagination créatrice - Foi.
La Volonté (ici : la " force de l'Esprit en action "), anéantit tous les obstacles et exécute les projets élaborés par le pouvoir royal de l'Imagination (les deux étant l'action conjuguée de Ickchashakti et Kriyashakti, termes sanskrits évoqués dans la Secret Doctrine comme " Volonté et Yoga")
Et la Foi soutient la Volonté, et la fermeté de l'Imagination, par la certitude de la connaissance : " c'est cela qui s'impose, en harmonie avec le Dharma (= l'ordre cosmique éthique) le plus haut".
Bien entendu, dans l'être qui est entièrement ouvert à l'Esprit, toute démarche, toute utilisation des pouvoirs spirituels, est un acte d'Amour universel ou de Compassion, laquelle inspire l'Imagination, et la Foi (effet actif de l'Alliance de dévotion - bhakti, " réciproque ", entre l'homme incarné et son Soi).
Quant à elle, la Volonté ainsi dirigée est une sorte d'incarnation, dans l' " homme-microcosme ", de " la Volonté Divine (Kâma, Erôs) qui a lancé et soutenu l'acte de déploiement du macrocosme avec le désir embrassant tout, d'Amour, de Bien universel, pour tout ce qui vit et sent, a besoin d'aide et de bonté, le premier sentiment de tendre compassion infinie, et de miséricorde, qui a surgi dans la conscience de la Force Unique créatrice, dès qu'elle naquit à l'existence comme un rayon de l'Absolu ".
(Theosophical Glossary, " Kâma-Deva ")
Le champ d'exercice de ce triple pouvoir spirituel est vaste - en fait, sans limite, dans tout le cycle de l'évolution.
Même si l'homme éveillé (de la stature d'un Maître) connaît les techniques, l'usage de pouvoirs universels comme le Son (mantrika shakti, kundalini shakti, etc.) pour réaliser ses opérations magiques (qui passent par la sphère astrale pour produire des effets jusqu'au plan physique), il se pourrait bien que la maîtrise du triple pouvoir, quand l'Adepte invoque le Soi Supérieur, lui confère une sorte d'omnipotence, sans qu'il ait à connaître exactement les processus qui vont être mis en œuvre pour réaliser l'ordre qu'il donne : le pouvoir qui " déplace les montagnes " n'exige pas que l'opérateur sache exactement comment ces masses de matière vont se déplacer, l'opération se fera par les processus et les moyens propres à la Nature qui sait, elle, comment s'y prendre pour obéir . Quand Jésus calme la tempête, il donne l'ordre général aux forces déchaînées, et elles reprennent leur équilibre.
La majorité des " miracles " de Jésus, et autres thaumaturges très purs, a dû être exécutée à l'aide du triple pouvoir, lancé par la compassion du Maître. Par exemple :
Guérisons, expulsions de démons tourmentant les possédés, résurrections de morts (apparents) (on doit songer aussi à la victoire remportée au préalable sur le démon tentateur au désert).
Au niveau de l'homme ordinaire, les vrais pouvoirs spirituels sont hors de portée, mais toute action entreprise avec amour désintéressé, pour se rapprocher des autres, comprendre leurs problèmes, les aider et les éclairer, imite à son échelle la démarche du Sage, et est de nature à recevoir une réponse de l'être profond spirituel, l'Ego divin.
Il faut bien insister sur la différence évidente entre ces pouvoirs et les pouvoirs psychiques, que beaucoup ont tendance à prendre pour spirituels, dès lors que le sujet fait des expériences de lumière, joie, harmonie, etc. qui sont sans doute généralement encore du domaine psychique, d'un niveau assez élevé et pur cependant.
2. Acquisition et développement des pouvoirs spirituels (↑ sommaire)


Aucun des Grands Livres sacrés qui parlent de spiritualité ne commence par expliquer la manière d'acquérir des pouvoirs spirituels.
La Lumière sur le Sentier (= " Le livre des paradoxes ") commence par des règles enjoignant de " tuer " (l'ambition , le désir de vivre, de bien-être, de réconfort, le désir de sensation, surtout le sentiment de séparativité et le désir de croissance); alors seulement est-il enseigné de " désirer ", mais l' "objet " désiré est intérieur - inaccessible : la lumière qui seule peut guider l'aspirant. Finalement, il est permis de désirer le " pouvoir " (avec ardeur) et les " possessions ". Mais le pouvoir à chercher est celui qui fera paraître le disciple " comme rien aux yeux des hommes ".
Et, bien sûr, les " possessions " ne sont pas matérielles.
Le livre ne donne aucun " secret " de pouvoir spirituel à acquérir, mais définit la démarche spirituelle à suivre :
renoncer à tout ce qui enchaîne l'être humain à l'illusion de son moi séparé, à l'ignorance,
découvrir la source de toute inspiration capable de conduire en sûreté sur la voie
s'engager fermement sur la voie ainsi découverte.
La Bhagavad-Gîtâ n'enseigne pas non plus de " technique " spirituelle. Elle s'adresse directement à ce qui peut jouer le rôle de héros désintéressé dans l'homme, mais ce héros a un allié très puissant - ce n'est pas seulement une " lumière ", une " flamme ", etc. C'est un Parent divin (Krishna et Arjuna sont cousins). Un Parent tout proche : " Moi, ici dans ce corps " dit Krishna, sous le nom d'Adhiyajña (cf.VIII,4) = le représentant de l'Îshvara cosmique qui veille sur la destinée divine d'Arjuna. Chose essentielle, Krishna ne promet pas un salut facile à son ami; mais si ce dernier réalise clairement la mission qu'il doit remplir - non seulement pour lui-même mais pour la famille humaine, à un tournant crucial de son histoire - s'il l'accepte entièrement, Krishna l'aidera à remporter la victoire.
La condition est, bien sûr, de renoncer à toute autre projet (personnel), de s'engager dans l'action sans espoir de récompense, et d'attacher son cœur et son mental à Krishna - à tout instant - en faisant l'offrande de toute sa démarche, pour sauvegarder et maintenir " l'ordre et la cohésion harmonieuse du cosmos " (lokasamgraha : III, 25).
Cette entreprise, éclairée par une bhakti (dévotion) soutenue par une connaissance spirituelle, où l'optique universelle, englobant tous les êtres dans l'Unité, a remplacé les vues limitées de la religion classique ne manque pas de s'accompagner d'une " réponse du Divin " - les " pouvoirs spirituels " viennent spontanément, " dans le cours du temps ", à ceux qui adoptent la bonne attitude (IV,38). C'est la réalisation de l'identité fondamentale des êtres avec soi-même (IV,35), c'est la perception claire de l'unité de tout avec le Soi (VI,29), c'est le renforcement ininterrompu du lien de conscience avec le Divin intérieur (VIII,7), la promesse de l'union finale avec lui (VIII,8), avec, tout le long du chemin, le soutien de ce Divin qui répond aux attentes spirituelles légitimes (IX,22), en particulier, en détruisant les doutes et les obstacles intérieurs "par la lampe brillante du discernement et de la sagesse (X,10-11).
On pourrait développer beaucoup ce thème de l'apparition et du développement des pouvoirs spirituels, à la lumière de la Gîtâ : la condition de cette profonde réponse du Divin tient au changement du centre de gravité de la conscience, accepté et librement recherché, avec ardeur, par le chevalier Arjuna - du pôle purement humain au pôle vraiment spirituel, qui se traduit par une alliance consciente, et de plus en plus permanente et efficace, entre la " fine pointe de l'âme " présente et engagée sur le champ de bataille et l'Ego divin dont elle constitue le poste avancé, ici et maintenant.
Dans un certain sens, ce qui était " l'enfant prodigue " sur la terre a pris conscience de son hérédité divine - est revenu vers le Père, mais demeure quand même parmi les vivants, pour accomplir une mission supérieure - participer au déroulement harmonieux des décrets de la Loi, et incarner le " Grand Dieu " (comme dirait Judge), ici, dans la sphère terrestre.
Cette dimension mystique de la Gîtâ qui parle de yoga spirituel (vers l'union entre Arjuna et Krishna) n'est pas aussi clairement visible dans d'autres " grands Livres ", comme La Lumière sur le Sentier ou les Yoga Sûtra de Patañjali, où les conditions techniques de la voie spirituelle sont énoncées. Krishna n'enseigne pas au disciple la marche à suivre pour obtenir les vibhuti, ou " perfections " évoquées plus haut, telles que : lévitation, pouvoirs PSI, etc., mais la Gîtâ fait clairement allusion au 3e Œil, ou œil divin" (XI,8), qui était latent dans l'être humain et que le Maître-guru éveille, lorsque les conditions sont réunies, en vue d'une expérience programmée par lui.
On mesure ici le caractère bénéfique de l'alliance scellée (dès le chap.IX ), où les retombées pour le disciple l'aident de plus en plus à progresser mais, en même temps, à accomplir un " devoir " de plus en plus difficile - en apparence au moins, car il s'agit d'affronter des ennemis de plus en plus redoutables, l'issue du combat est cependant prévue avec certitude, si seulement le guerrier va au bout de son engagement, comme l'annonce Krishna (XI,32-34).
Les Aphorismes du Yoga de Patañjali ne disent mot de tout cela, mais les précisions fournies montrent que les pouvoirs auxquels atteint le yogi ne se développent pas au hasard ; il s'agit bien d'une démarche " scientifique " : les hommes étant tous bâtis sur le même modèle, celui qui se soumet aux conditions prescrites (définies dans les livres successifs de ces Aphorismes) acquerra les pouvoirs décrits. Il est cependant évident que la démarche n'est pas à la portée de l' " homme de la rue ", et que le guide qui permettrait de cheminer sans danger est sûrement hors d'atteinte du premier venu.
En pratique, ce qu'on peut dire sur le sujet de cet exposé se trouve résumé dans cet extrait de l'Épitomé de Théosophie de Judge :
" Quant au processus de développement spirituel, voici ce qu'enseigne la Théosophie :
Premièrement : l'essence du progrès consiste à assurer la suprématie à l'élément le plus élevé, le plus spirituel de la nature humaine.
Deuxièmement : ce but s'atteint notamment de quatre façons :

  • a) par l'éradication complète de l'égoïsme, sous toutes ses formes, et le développement en soi d'une sympathie, large et généreuse, pour le bien d'autrui, avec un effort en vue d'y contribuer ;
  • b) par la culture systématique de l'homme spirituel intérieur, au moyen de la méditation, de l'élévation vers le Divin et la communion avec Lui, et de l'exercice du genre décrit par Patañjali comme étant un effort continu en vue d'un but idéal ;
  • c) par la maîtrise des appétits et des désirs de la chair, tous les intérêts matériels inférieurs étant délibérément subordonnés aux ordres de l'Esprit ;
  • d) par l'accomplissement scrupuleux de tous les devoirs inhérents à notre condition dans la vie, sans aucun désir de récompense, et en abandonnant les résultats à la Loi divine.

Troisièmement : bien que ce qui précède incombe à tout homme à disposition religieuse, et soit à la portée de sa pratique, il est possible d'atteindre à un plan encore plus élevé de réalisation spirituelle, à condition de suivre une discipline spécifique d'entraînement physique, intellectuel et spirituel, par laquelle les facultés intérieures sont tout d'abord éveillées, puis développées.
Quatrièmement : un développement encore plus poussé de ce processus est atteint au niveau de l'Adepte, du Mahâtma, ou dans les états de Rishi, de Sage et de Dhyân Chohan, qui constituent tous des stades sublimes atteints par une voie de laborieuse discipline personnelle et de grandes tribulations, poursuivie parfois durant de nombreuses incarnations, et comprenant de multiples degrés d'initiation et d'avancement, au delà desquels se trouvent encore d'autres stades se rapprochant de plus en plus du Divin.
Quant à l'explication raisonnée du développement spirituel, la Théosophie affirme ce qui suit :
Premièrement : le processus s'accomplit entièrement dans l'individu lui-même, le motif et le résultat procédant de sa propre nature intérieure, selon les lignes de son évolution personnelle.
Deuxièmement : pour personnel et interne qu'il soit, ce processus n'est pas privé d'aide, puisqu'il n'est possible, en fait, que grâce à une communion intime avec la source suprême de toute force.
On peut ici ajouter quelques mots, au sujet de " l'aide " qui soutient ce processus. Avec la Théosophie, on sait que, la collectivité des hommes formant une famille unie, aucun être humain ne progresse sans aider un tant soit peu tous les autres dans le même sens. Même isolé, celui qui s'engage, authentiquement et généreusement, sur une voie d'éveil spirituel bénéficie de cette invisible " communion des saints " : une alliance occulte se créera avec la légion de ses compagnons inconnus. Et, bien entendu, ce néophyte attirera l'attention de la Légion des Aînés, Frères spirituels de la famille humaine. S'il persévère dans le sentier décrit par la Théosophie, il rejoindra tôt ou tard la sphère des Maîtres qui sont, par excellence, en " communion intime avec la source suprême de toute force ", et incarnent la Loi Universelle de Compassion. Ici, la Voix du Silence aurait encore beaucoup à ajouter - ainsi que Judge lui-même, dont les Lettres sont largement consacrées à éclairer le sujet du présent exposé.
3. L'avenir de l'homme aidé de tous ses pouvoirs (↑ sommaire)


Comme on l'a rappelé au début, la Théosophie voit très large lorsqu'il s'agit de l'évolution sur cette Terre : des milliards d'années au total. La première phase, d'in-volution de l'Esprit dans la matière est révolue depuis la naissance de l'homme soi-conscient : il reste à parcourir la phase " ascendante ", d'é-volution permettant à la conscience de se dégager de la matérialité la plus dense, atteinte lors de ce tournant, pour remonter au niveau d'origine, et opérer la pleine communion avec l'Esprit divin Universel. Dans ce sens, l'homme a encore un long pèlerinage à accomplir, rythmé par des cycles réguliers, dont le contenu et les promesses sont largement prévisibles dès maintenant.
Les perspectives générales :
En remontant vers le plan de l'Esprit, ou de l'Unité originelle, l'évolution va passer en sens inverse à travers les niveaux parcourus au cours de l'involution, cette fois de moins en moins matériels, jusqu'au degré spirituel le plus éthéré. C'est dire que, une fois toute l'expérience utile récoltée sur le plan physique, l'évolution se poursuivra de façon continue et consciente (pour l'humanité) dans la sphère astrale, et cela jusqu'à ce que, toute l'expérience utile ayant été récoltée sur ce niveau, l'activité des êtres change encore de théâtre d'opération vers des plans de plus en plus élevés.
En clair, notre itinéraire (où la réincarnation ininterrompue nous entraîne, sous le contrôle de karma) va nous mettre de plus en plus en rapport avec l'astral, jusqu'à ce que nous n'ayons plus finalement même de corps physique, et vivions entièrement dans cette sphère de l'astral. Cela suppose que nos sens psychiques, avec les pouvoirs correspondants, vont s'éveiller progressivement, pour devenir totalement opérants dans l'avenir. La " Nature ne fait pas de sauts " : ces sens pourront fonctionner bien avant que nous n'ayons plus de corps matériels : à nous de les " accueillir en nous ", à mesure qu'ils se révéleront actifs, et de les utiliser au mieux, avec la conscience que ce surcroît de pouvoirs comporte pour nous une responsabilité de plus en plus grande, en augmentant considérablement notre champ d'action et notre capacité d'intervention dans tous les domaines de notre vie humaine : imaginons toutes les conséquences karmiques qu'entraînerait aujourd'hui l'éveil brusque de la clairvoyance, du pouvoir d'influencer les autres par la pensée, de déplacer les objets à volonté, etc. chez tous les êtres humains.
Or, comme l'indique Mme Blavatsky dans la Doctrine Secrète, l'humanité a pris du retard sur son programme d'éveil et d'épanouissement intérieur, en raison de la tyrannie des passions, de l'égoïsme et de la séparativité. Le développement de l'intelligence, froide et raisonneuse, au détriment de la dimension spirituelle (avec la paralysie du 3e Œil), n'a pas été accompagné d'un développement correspondant du sens moral : d'où le danger permanent qui pèse non seulement sur l'humanité mais aussi sur la planète entière.
Il y a donc grande urgence à ce que l'homme - individuellement et collectivement - découvre la réalité et les perspectives de sa destinée divine, pour la prendre en main dans toute la mesure du possible. Cela exige une série de métamorphoses

  • - de l'homme animal (qu'il est encore trop souvent)
  • - en homme humain, complètement conscient des devoirs liés à sa stature d'homme
  • - puis en homme spirituel, et finalement en dieu.

On n'imagine guère toutes les étapes que cela implique : songer, par analogie, aux phases successives qui font passer le jeune enfant à l'adolescence puis à l'état d'adulte, avec les responsabilités nouvelles qui s'attachent à l'éveil des pouvoirs et de la connaissance obtenus à chaque stade.
De même que l'adulte doit un jour regarder sa vie en face et en relever tous les défis, s'il ne veut pas rester un enfant et manquer de remplir sa mission d'adulte, de même l'humanité se prépare - sans le savoir encore - pour une échéance inéluctable qui se présentera dans un futur encore distant mais non immensément lointain. Le " moment du choix ", où chacun devra s'engager, avec ses pouvoirs (beaucoup plus étendus que maintenant) et sa volonté éveillée, dans la voie spirituelle supérieure, ou renoncer à terminer son pèlerinage sur cette terre.
À ce sujet, Judge a écrit dans l'Épitomé de Théosophie :

« Chaque race et chacun de ses individus atteignent au cours de l'évolution un moment appelé le " moment du choix " , où ils décident eux-mêmes de leur destinée future par un choix délibéré et conscient entre la vie éternelle et la mort, ce droit de choisir étant l'apanage exclusif de l'âme libre. Il ne peut s'exercer avant que l'homme ne soit arrivé à une réalisation de l'âme en lui-même, ni avant que cette âme n'ait atteint une certaine mesure de conscience de soi-même dans le corps. Ce moment du choix n'est pas une période définie dans le temps ; il:résulte de tous les moments, mais il ne peut se présenter que si toutes les vies précédentes l'ont préparé. Pour la race humaine en général, il n'est pas encore venu. Tout individu peut hâter pour lui-même l'avènement de cette période selon la loi de la maturation du karma, exposée précédemment. Si alors il ne choisit pas bien, il n'est pas irrémédiablement condamné, car l'économie de la Nature prévoit qu'il aura encore, à maintes reprises, l'opportunité de choisir, jusqu'à ce que vienne le moment pour toute l'humanité. Après cette époque, la race humaine ayant atteint sa floraison marchera vers sa dissolution. Quelques individus auront dépassé son degré de progrès et auront atteint l'Adeptat ou l'état de Mahâtma. La grande masse des êtres qui auront bien choisi, mais qui n'auront pas atteint le salut, passeront dans l'état subjectif pour y attendre l'influx de la vague de vie humaine entrant dans le globe suivant, où ils constitueront les premières âmes à l'habiter ; ceux qui auront délibérément choisi le mal, qui auront passé leur vie dans une profonde méchanceté spirituelle (le mal accompli par pur amour du mal per se) rompront le lien les rattachant à l'Esprit divin ou à la Monade, qui dès lors abandonnera à jamais l'Ego humain. Ce sont de tels Ego qui accèdent alors, pour autant que nous puissions le comprendre, à la souffrance de la huitième sphère, pour y séjourner jusqu'à ce que soit consommée la séparation entre ce qu'ils avaient ainsi cultivé et l'Îshvara personnel, ou l'étincelle divine.»
Ce grand choix correspond en somme à un engagement, sans retour en arrière, dans le sens de la Volonté Générale de la Nature, qui s'impose à l'homme appelé à remplir toutes les promesses qu'il portait en lui, dès le début ; en somme à donner tous les fruits divins pour lesquels l'arbre de l'humanité avait été planté, soigné et protégé, stimulé dans sa croissance, par tant de hiérarchies " lunaires " et " solaires ", mobilisées dans ce sens par la Nature.
Il n'est pas dit que les pouvoirs psychiques soient inutiles, ou à écarter comme dangereux : étant naturels, ils ont leur nécessité et leur utilité. De même que les sens physiques ont leur nécessité et leur utilité, mais ne peuvent servir de guide pour l'homme intérieur appelé à incarner le Divin, de même les sens psychiques ne peuvent, et ne doivent, servir de guides pour s'élever vers le spirituel. Pour réaliser son destin divin, c'est précisément des sens et des pouvoirs spirituels que le pèlerin humain a le plus grand besoin, afin de pouvoir relever tous les défis de la vie, avec la lumière et les pouvoirs universels qui sont les dons souverains de l'Esprit.
Fascinés comme nous le sommes par les merveilles du monde physique, la même fascination nous guette quand nous entrerons dans la sphère astrale. À nous de nous mettre debout, sans nous arrêter en chemin, pour nous mettre en quête de l'Esprit là où il se trouve : dans les replis cachés les plus secrets du cœur.
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geranium
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MessageSujet: Re: pouvoire psychique et spirituelle. peut-on les développer?   Dim 14 Mar - 17:41


_________________
Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la.
L'audace a du génie, de la puissance et de la magie."

W.H. Murray
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