L'exode du Paranormal

Venez ici, découvrir le paranormal dans un état d'esprit zen et festif !!!
 
AccueilPortailFAQRechercherConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
geranium
moderateur
moderateur
avatar

Nombre de messages : 7482
Age : 45
humeur :
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies   Mar 19 Jan - 15:14

Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies


Réfutation de toutes les hérésies ou Elenchos (10 livres, dont tous ne sont pas conservés): l'ouvrage veut montrer que chaque hérésie chrétienne provient d'une école philosophique grecque, d'où le titre de Philosophumena donné à cette œuvre.

Le livre 10 attaque des hérésies contemporaines de l'auteur, parmi lesquelles il inclut celle de son adversaire personnel, Calliste [traduction partielle par A. Siouville, 1928].


Ouvrage anciennement attribué à Origène, Gaius ou Joseph.
Il fut composé à partir de doxographies.

On y constate des similitudes avec les Placita d'Aétius. On pourra donc se reporter à l'ouvrage de Diels et Kranz, aux Doxographi graeci de Diels et aux ouvrages qui les ont utilisés.

Les livres I à IV, intitulés Philosophoumena [mais ce titre est parfois attribué à l'intégralité de l'ouvrage], nous renseignent sur un certain nombre de philosophes de l'Antiquité grâce au but poursuivi par Hippolyte, qui est de prouver que les sectes hérétiques ont plagié les auteurs païens.

Les livres V à IX portent sur les hérétiques tandis que le livre X est consacré à la vérité chrétienne.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 1.

50. Ce n’est pas à moi, mais au logos qu’il est sage d’accorder que l’un devient toutes choses.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 2.


51. Ils ne comprennent pas comment ce qui lutte avec soi-même peut s’accorder. L’harmonie du monde est par tensions opposées, comme pour la lyre et pour l’arc.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 4.

52. L’Éternel est un enfant qui joue à la pettie ; la royauté est a un enfant.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 4.

53. La guerre est père de tout, roi de tout, a désigné ceux-ci comme dieux, ceux-là comme hommes, ceux-ci comme esclaves, ceux-la comme libres.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 5.


54. Il y a une harmonie dérobée, meilleure que l’apparente et où le dieu a mêlé et profondément caché les différences et les diversités.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 15.

55. Ce qu’on voit, ce qu’on entend, ce qu’on apprend, voilà ce que j’estime davantage.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 6.


56. Les hommes se trompent pour la connaissance des choses évidentes, comme Homère qui fut le
plus sage des Grecs. Des enfants, qui faisaient la chasse à leur vermine, l’ont trompé en disant: « Ce que nous voyons et prenons, nous le laissons; ce que nous ne voyons ni prenons, nous l’emportons ».


Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 2.

57. La foule a pour maître Hésiode ; elle prend pour le plus grand savant celui qui ne sait pas ce qu’est le jour ou la nuit ; car c’est une même chose.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 3.

58. Les médecins taillent, brûlent, torturent de toute façon les malades et, leur faisant un bien qui est la même chose qu’une maladie, réclament une récompense qu’ils ne méritent guère.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 4.

60. Un même chemin en haut, en bas.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 5.


61. La mer est l’eau la plus pure et la plus souillée ; potable et salutaire aux poissons, elle est non potable et funeste pour les hommes.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 6.

62. Les immortels sont mortels et les mortels, immortels ; la vie des uns est la mort des autres, la mort des uns, la vie des autres.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 6.

63. De là ils s’élèvent et deviennent gardiens vigilants des vivants et des morts.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 7.

64. La foudre est au gouvernail de l’univers.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 7.


65. Le feu est indigence et satiété.(Léon Robin)

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 7.


66. Le feu survenant jugera et dévorera toutes choses.

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 10, 7.


67. Le dieu est jour-nuit, hiver-été, guerre-paix, satiété-faim. Il se change comme quand on y mêle des parfums ; alors on le nomme suivant leur odeur.


Des évêques, des écoles et des hérétiques

Composée en grec à Rome, entre 222 et 235, l’anonyme Réfu tation de toutes les hérésies est due à un
théologien et chef d’école chrétien engagé dans une vive polémique avec l’évêque Zéphyrin et son successeur Calliste.


Son attribution à l’exégète et théologien Hippolyte a été fortement contestée et continue à diviser les
savants.


Cet ouvrage représente un témoignage de première importance sur le christianisme à Rome entre la fin du IIe siècle et les premières décennies du IIIe.

Il constitue également une source exceptionnelle pour la connaissance des personnages et des groupes qu’il présente et condamne comme « hérétiques », en les rattachant aux différents courants philosophiques grecs et aux religions orientales.

Le livre I traite des hérésies gnostiques de Valentinet ses prédécesseurs depuis Simon le Magicien jusqu'aux Ophites et aux Caïnites ;
Le livre II fournit despreuves rationnelles visant à démontrer que le Valentinisme n'est pas une doctrine valable ;
Le livre III cherche àdémontrer le caractère fallacieux de ces doctrines à partir des Évangiles ;
Le livre IV prétend prouver,à partir des paroles de Jésus Christ, l'unité des Évangiles et de l'Ancien Testament ;
Le livre V, enfin, se focalise sur d'autres dires de Jésus et les épîtres de Saint Paul.

L'objet de Contre les hérésies est de réfuter de façon systématique les enseignements de divers groupes gnostiques[4].
Il semble que, durant la période d'épiscopat d'Irénée, de nombreux marchands grecs se lancèrent dans des campagnes oratoires visant à faire prospérer le gnosticisme.


Une autre théorie populaire affirme qu'un groupe de gnostiques connus sous le nom de valentinistes prirent part aux célébrations de l'Église paléochrétienne, en dépit de leurs radicales divergences avec celle-ci.

On dit également que les gnostiques se réunissaient secrètement hors des églises afin de débattre de leur savoir occulte, et sur les Écritures, dont ils prétendaient qu'elles leur appartenaient.

En tant qu'évêque, Irénée pressentit la nécessité de rester alerte quant à ces hérétiques afin d'en protéger l'Église, ce qui l'amena à se documenter largement sur les traditions et doctrines gnostiques. Contre les hérétiques représente une compilation de son travail réalisé à ce propos.

Il semble cependant que le principal motif qui amenât Irénée (qui résidait en Gaule) à écrire son œuvre fut son sentiment selon lequel les Chrétiens d'Asie mineure et de Phrygie nécessitaient en particulier sa
protection contre les gnostiques, car ils ne disposaient pas d'autant d'évêques afin d'aider à maintenir ce type de problèmes sous contrôle.
Sans doute pensa-t-il également que ceux de l'Est de l'Empire étaient peu informés de ces perturbations survenues à l'ouest.


Dans son ouvrage, Irénée classe Marcion dans les hérétiques gnostiques[3].

Contre les hérésies constitua la principale description connue du gnosticisme jusqu'à la découverte de la Bibliothèque de Nag Hammadi en 1945.

_________________
Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la.
L'audace a du génie, de la puissance et de la magie."

W.H. Murray
Revenir en haut Aller en bas
geranium
moderateur
moderateur
avatar

Nombre de messages : 7482
Age : 45
humeur :
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies   Mar 19 Jan - 15:33

Nous vous proposons aujourd’hui un texte original publié originellement dans la Revue l’Initiation en août
1892 par Ju
les Doinel, Patriarche de l’Église Gnostique.

Ce texte est la première partie d’une étude sur les « Philosophumena » d’Hippolyte, évêque de Porto, et qui contient l’exposé des doctrines des grandes écoles gnostiques.
Il porte particulièrement sur
les Naassènes, ou adeptes du Serpent qui, comme le dit si bien Doinel, avaient un axiome fondamental : « Le commencement de la perfection, c’est de connaître I’HOMME. Connaître DIEU est la perfection absolue ».

Spartakus FreeMann



Études Gnostiques
LesPhilosophumena
Histoire du Livre

I
En 1840, Mynoïdes Mynas, grec érudit, reçut du ministre de l’Instruction publique, Abel Villemain, la mission d’explorer les manuscrits conservés ou enfouis dans les monastères de son pays. L’habile explorateur découvrit deux ans plus tard le précieux codex des Philosophumena et le déposa à la Bibliothèque Royale. Un Helléniste, M. Miller, étudia le manuscrit et le publia à Oxford, en 1851, sous le nom d’Origène.


Cette attribution attira les observations de la critique. Le premier qui entra en lice fut M. Jacobi. Dans une série d’articles publiés à Berlin, du 21 juin au 29 juillet 1852, ce savant sembla désigner Hippolyte,
évêque de Porto, martyr et docteur de l’Église romaine, comme auteur des Philosophumena, et cette opinion fut embrassée et propagée par Bunsen et le docteur Wordsworth, chanoine anglican de Westminster.



Une troisième hypothèse soutenue dans Ecclesiastic and Theologian Review, désigna le prêtre romain Caius.

En France, l’abbé Jallabert nomma Tertullien, mais son opinion, vivement combattue, tomba d’elle-même. En somme, on ignore le nom de l’auteur des Philosophumena.


II
Peu importe, du reste. L’importance de ce recueil réside dans les révélations qu’il renferme.
Écrit par un orthodoxe naïf et fanatique, il n’en contient pas moins l’exposé des doctrines des grandes écoles gnostiques. Des points laissés dans l’ombre par Irénée, Épiphane et Clément d’Alexandrie, sont éclaircis par ce livre étrange. Simon le Mage y apparaît dans tout l’éclat de la profonde et magnifique théorie. Les systèmes de Valentin et Basilide sont exposés avec un enchaînement merveilleux.
On verni, en outre, quelle clarté le compilateur ennemi a jetée sur les dogmoi des Séthîens, des Péraïtes, des Naasséniens, de Noëtus, des Docètes, de Marcion, des Elchasaïtes, etc.


Le manuscrit est en papier assez semblable à du parchemin. Sa forme est quadrangulaire. Il compte 137 feuillets. Un copiste du nom de Michel la transcrit au XIVe siècle sur un original disparu, Michel n’a transcrit que huit livres sur dix. Le manuscrit est tronqué au commencement. Il lui manque quatre feuillets.

Nous nous proposons de faire connaître aux frères Initiés ci aux lecteurs de cette Revue, tout ce qui, dans les Philosophumena, a trait à la très sainte Gnose, sous toutes ses formes.


III
Auparavant, donnons une idée matérielle de la division de l’ouvrage.

Nous nous servons pour cet objet de la belle édition publiée en 1860, par l’abbé Patrice Cruice et imprimé par ordre de l’Empereur, à l’Imprimerie Impériale, format in-8, 49 pages de prolégomènes, 548 pages de texte et de tables. Le texte grec est accompagné d’une traduction latine, défectueuse quelquefois, barbare le plus souvent. Mais le texte est bien établi et les notes contiennent des variantes et des observations sagaces.
Il faut se méfier des prolégomènes, dépourvus de liberté critique et entachés de préventions regrettables
contre tout ce qui n’est pas absolument romain.


M. Cruice avait publié, auparavant, en 1853, chez Périsse, des études sur les Philosophumena.
C’est particulièrement un ouvrage de controverse passionnée et d’apologétique bizarre sur les commencements de l’Église romaine et les accusations que l’auteur des Philosophumena élève contre le pape Calliste, dont il fait un disciple de Noétus, de Cléomène et de Théodore.

II y a apparence que l’auteur inconnu, contemporain de ce pape, en savait plus que M. Cruice là-dessus. Mais passons. Cela ne sous regarde pas.



IV
Ceci posé, entrons en matière.

Le premier livre (pages 1 à 52) contient la réfutation des hérésies. Les systèmes de Thaïes, Pythagore, Empédocle, Héraclite, Anaximandre, Anaximène, Anaxagore, Archélaüs, Parménide, Leucippe, Démocrite, Xénophane, Ecphantos, Hippon, Socrate, Platon, Aristote, des Stoïciens, d’Épicure, des Académiques, des Brahmanes, des Druides, d’Hésiode sont passés en revue, plus ou moins brièvement.
On comprend que l’auteur donne la philosophie antique comme base à toutes les hérésies.


Ce premier livre a révélé des fragments, jusqu’alors inconnus, des philosophes grecs, principalement
des Idéalistes.



Les deuxième et troisième livres manquent.
Le quatrième livre (pages 53-136), expose les doctrines des astrologues, des mathématiciens, la divination par le visage, la magie, la divination par les astres, l’art, des nombres.
Il est précieux à consulter, et je le recommande à notre frère Papus.


Le cinquième livre (pages 138-241) nous conduit en pleine Gnose. Naasséniens, Pérates, Séthiens,
Justin le Gnostique, nous y révèlent leurs systèmes. Le cinquième livre sera complètement analysé pour l’Initiation.



V
Le sixième livre (page 242-332) est consacré à nos maîtres Simon le Mage et Valentin. Il parle aussi des systèmes de Secundus, Ptolémée et Héracléon, de Markos et de Colarbase. Il va sans dire que ce livre nous arrêtera longuement.


Avec le septième livre (pages 333-395), nous aurons à parler de notre maître Basilide, de Satornilos, de Méandre, de notre maître Marcion, de Carpocrate, de Césinthe, des Ebionéens, de Théodote, de Cerdon, de Lucien le Gnostique et d’Apelles.


Le huitième livre (pages 396-243) est consacré aux Docètes, à Monoïrnos, à Tatien, à Hermogène, à notre maître Montan et aux prophètes Priscella [sic] et Maximilla.


Dans le livre neuvième (pages 424-483) sont exposées les doctrines de Noëtus, du pape Calliste, d’Elchasaùs.


Enfin, le dixième (pages 474-524) est comme un résumé (Ici réfutations de l’auteur. Réfutations d’une faiblesse véritablement enfantine. L’auteur des Philosophumena expose admirablement Gnose et la réfute très mal. L’exposition nous suffit.

Première Section : La Gnose Ophite ou Naassénienne

I Le mot hébreu Naas, Signifie serpent. Les gnostiques Naasséniem lui empruntèrent leur nom.
Vulgairement, on les appelle les Ophites.
L’auteur des Philosophumena prétend qu’ils se vantaient de connaître les PROFONDEURS.


Leur doctrine en effet était profonde de symbolisme. Ils établissaient pour premier principe I’HOMME IDEAL et le fils de cet homme. Cet homme, type à la fois mâle et femelle, portait le nom mystique d’Adam. Un très beau fragment de leur hymne d’adoration nous a été conservé ; « De Toi vient le Père (la Paternité) ; par Toi est la Mère (la Maternité). Gloire à leurs noms immortels ! Père des Eons (ou plutôt : générateur des Eons !)
Citoyen cé
leste ! Homme par essence (Homme au grand nom) ! ».


Cet homme-type devient triple. Il est intelligible, psychique, terrestre. Le connaître, c’est connaître le Divin. Les Naasséniens avaient un axiome fondamental : « Le commencement de la perfection, c’est de connaître I’HOMME. Connaître DIEU est la perfection absolue ».


II
Or cet homme-type, I’HOMME EN SOI, se manifeste dans Jésus, fils de l’Eon Miriam (Marie). Et la triple essence de cet homme-type fit entendre sa triple parole par l’organe angélique du Seigneur. C’est pourquoi cette triple parole, ce Logos triple, créa trois églises : l’Angélique, la Psychique, la Terrestre. À chacune de ces Églises, la Gnose donne un nom mystérieux : I’ELUE, I’APPELLEE, la CAPTIVE, Les Naasséniens disaient tenir ces dogmes de Jacques, frère du Seigneur, par le canal de la femme apostolique, Marianne. Leur Adam symbolique renfermait en soi toute paternité.


Que pensaient-ils de l’âme ? L’âme était triple comme l’Homme supérieur et comme l’Église. Cette triplicité ne rompait cependant pas son unité. Une par essence, triple par manifestation. L’âme est la cause de la création ; en effet, elle est la substance de tout ce qui vit. Elle renferme en soi le principe nutritif, comme âme terrestre. Les pierres elles-mêmes, les minéraux ne s’accroissent que par l’âme ; et l’âme
a pour lien entre les choses et elle, le DESIR, cet obscur besoin qui fait que les choses la demandent et qu’elle se répand dans les choses.


Tout aime. Tout s’unit. Tout se meut par l’insatiable Désir. Tout ce qui est dans le ciel, dans la terre, au-dessous de la terre, est amoureux de l’âme et réclame ses embrassements féconds, son accouplement
mystérieux et sublime.



III
C’est l’Aphrodite des Hellènes que le mystique Adonis presse sur sa poitrine nue, dans la fusion des germes, des idées et des forces. Attis émasculé figure la nature privée des joies ineffables de la connexion avec l’âme.
Virgile a dit aussi dans un vers inspiré : Mens agitât molem et magno se corpore miscet. Ce mélange de l’âme et du monde,
qu’il soit intellectuel ou terrestre, s’idéalise dans le Grand ANDROGYNE éternel, le MAS-FEMINA divin.


Quand Isis cherche les parties sexuelles d’Osiris, elle représente le principe féminin séparé du principe mâle. Et le principe mâle, Osiris, a l’eau pour emblème, parce que l’eau est féconde et qu’elle figure le germe générateur, la semence. Isis fait sept voyages dans cette recherche, parce que les sept planètes roulent dans leurs sept sphères éthérées figurant l’universalité des choses. Isis tombe et se relève sept fois. L’Écriture dit : « Le Juste tombera sept fois et se relèvera sept fois ».

Les Naasséniens honoraient les images des sexes. Le Lingo représentait pour eux le flambeau de la vie. Quelquefois, ils lui donnaient le nom d’Iadalbaoth ! le Démiurge, et le père du Cosmos.

« II a dans ses mains, chantaient-ils, une verge dorée, merveilleuse, douceur pour les regards et tirant les morts de leur sommeil ». Les morts sont ici les puissances féminines assoupies.

IV
L’Adam typique androgyne, mas-femina, a pour emblème l’Océan, abîme des énergies, soulevé par la collision de ses flots, tantôt jusqu’au ciel et tantôt jusqu’aux profondeurs insondées.

L’Océan qui s’affaisse dans les gouffres inférieurs est l’image des émanations d’En-Bas. L’Océan qui monte vers les astres, en gonflant ses lames comme des mamelles érigées, est l’image des générations d’En-Haut, « les fils de l’altissime ». Les générations sont périssables ; celles d’En-Haut sont éternelles.
« Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de l’Esprit est Esprit ».



Trois mots de mystère servaient aux initiations Naasséniques. C’étaient, Caulacau, Saulasau, Zaesar.
Le premier s’appliquait à l’Adam supérieur, le second à l’Adam terrestre, le troisième à ce Jourdain mystique fleuve de la Séparation qu’il fallait franchir pour passer de Bas en Haut, la MORT.


C’est l’eau de ce fleuve que Jésus changea en vin, changeant le Transitoire en Éternel, la Mortalité en Immortalité. « O Mort ! où est ta victoire ? O Sépulcre ! où est ton aiguillon ? ».


V
Les Naasséniens paraissent avoir emprunté leur initiation aux mystères de Samothrace.
Samothrace possédait, disaient-ils, le secret ineffable de l’Adam-Principe.
Dans les temples cachés, il y avait leurs simulacres. C’étaient deux hommes nus dont le lingo était droit et dont les mains se tendaient vers les astres. Ils figuraient l’aspiration aux générations supérieures.


Ces deux images figuraient encore l’Adam type, et l’Adam de Renaissance, c’est-à-dire l’homme terrestre sublimé et purifié d’après la ressemblance de son principe divin.
L’homme devenait ainsi le Corybante sacré : « Élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera ! » La voie d’émanation est l’échelle sainte que Jacob vit en songe dans les plaines arides de la Mésopotamie. Mésopotamie symbolise le grand fleuve des générations qui émane du premier principe. « Oh ! que ce lieu est terrible, dit le Texte.
C’est vraiment la maison
de Dieu et la porte du ciel ! ». Et le Seigneur Christos ajoute : « Moi, je suis la porte véritable ! ».


De là découlait la théorie de la résurrection. L’homme, en renaissant, devient Dieu. Il meurt par la génération humaine, il revit par l’émanation divine. Le parfait gnostique comprend seul ce mystère.


VI

C’est pourquoi l’esprit demeure seul. Et cet Esprit, c’est Dieu. Il faut l’adorer « non sur cette montagne,
non dans Jérusalem
», mais en esprit, Là où est l’Adam-Eve, là est l’Esprit. Il a mille noms. Il est mille lumières. Il brûle comme un feu inextinguible. Il est le Logos de l’Amour.
Il est à la fois SCIENCE et AMOUR ; il révèle la PUISSANCE. Il est la racine des pensées et des éons. Il renferme le compris et le non compris, l’être et le non-être, l’engendré et le stérile, les ans, les mois, les jours, les heures. Il est le point indivisible. Il a pour signe graphique : le Naas.


À son honneur, les Naasséniens chantaient des hymnes dont voici le plus beau :


« La loi de génération est l’intelligence première !
« Le Chaos naquit de sa semence répandue.
« L’âme émergeant, lumineuse, du Chaos.
« L’âme, revêtue de la forme fluide des ondes, lutte contre la mort et la douleur.
« Tantôt elle plane dans la clarté.
« Tantôt elle pleure dans la fange (des sens).
« Elle gémit et jouit.
« Elle sanglote et raisonne.
« Elle dirige et s’éteint.
« Elle erre dans le labyrinthe des formes.
« Mais Jésus dit : Regarde, ô mon Père !
« Regardeles luttes du mal !
« L’homme cherche à fuir ce dur chaos.
« II ne sait comment le franchir.
« Pour aider l’homme, tu m’as envoyé !
« Je suis descendu, porteur de ton sceau.
« J’ai traversé tous les Éons.
« J’ai découvert tous les mystères.
« J’ai révélé la forme du divin.
« J’ai enseigné les lois de la sainteté.
« J’ai enseigné la GNOSE ».

Jules Doinel. L’Initiation, août 1892.
http://www2.esoblogs.net/472/les-philosophumena/?page=article

_________________
Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la.
L'audace a du génie, de la puissance et de la magie."

W.H. Murray
Revenir en haut Aller en bas
geranium
moderateur
moderateur
avatar

Nombre de messages : 7482
Age : 45
humeur :
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies   Mar 19 Jan - 15:39

Bon la plante doit rattraper son retard phénoménal !!

Mais bon ...
Elle va se procurer un exemplaire, un bon dosage d'aspirine et de paracétamol et voir si elle va tenir le choc ....

Bon elle apprécierai de poa s'y coller toute seule hein ...
Et demande soutien et assistance à deux rigolos du fofo

J'ai nommé Mani & le frangin !!!
ça vous apprendra à en avoir dans le crane !

Maintenant le cabinet de lecture n'est poa fermé ...
Qui nous aime nous suive ....

Bienvenue aux suicidaires !!!!


_________________
Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la.
L'audace a du génie, de la puissance et de la magie."

W.H. Murray
Revenir en haut Aller en bas
geranium
moderateur
moderateur
avatar

Nombre de messages : 7482
Age : 45
humeur :
Date d'inscription : 17/04/2008

MessageSujet: Re: Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies   Mer 20 Jan - 21:19

euh si quelqu'un déniche un lien avec l'ouvrage en français téléchargéable ça me convient !!
car l'ouvrage ne se trouve poa sous le sabot d'un cheval !!!

_________________
Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêver de faire, faites-la.
L'audace a du génie, de la puissance et de la magie."

W.H. Murray
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies   

Revenir en haut Aller en bas
 
Philosophumena ou Réfutation de toutes les hérésies
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un site sur toutes les hérésies chrétiennes
» Pour Arnaud, Invicta et nilamitp: La messe de Montini, la plus grande de toutes les hérésies
» La gnose : la source de toutes les hérésies !
» Cauchemards horrible quasi toutes les nuits
» Vierge Marie, Mére de Jésus, Dieu t'a choisie et bénie entre toutes les femmes.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'exode du Paranormal :: PARANORMAL :: SPIRITISME :: DOSSIERS SPIRITES-
Sauter vers: