L'exode du Paranormal

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 Histoire de "ver"

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geranium
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MessageSujet: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 16:29

Un "ver" signalé par les paléontologues

Le paléontologue américain Roy Chapman Andrews, qui effectua une mission au Gobi en 1922-1923 les cinéphiles auront deviné de quoi je cause Indiana JONES ...

Les Mongols appélent cet animal cum grano salis, et parler d’un Tatzelwurm mongol est une hérésie, ne serait-ce que pour des raisons géographiques, en plus des particularités anatomiques spécifiques de chacune des deux créatures.
Luis Schönherr en 1991 a rédigé un catalogue de 160 observations du Tatzelwurm.

Un autre animal complètement mythique, mais il se peut qu’il ait une petite base factuelle, car tous les Mongols du nord y croient fermement et donnent essentiellement la même description. Il aurait environ deux pieds [60 cm] de long, un corps en forme de saucisse, et n'aurait ni tête ni pattes ; il est si venimeux que même le toucher signifie une mort instantanée. Il vivrait dans les régions sableuses les plus arides du Gobi occidental. Quel reptile peut avoir servi de base pour sa description, voilà qui est un mystère !

Quant à savoir quel reptile (à supposer qu’il s’agisse bien d’un reptile !) peut avoir servi de base pour la description de l’animal, nous y viendrons en temps utile.
Après la deuxième guerre mondiale, l’Académie des Sciences de l’URSS, organisa une série de missions au Gobi, qui s’effectuèrent de 1946 à 1949. Un des membres de l’expédition, le géologue et paléontologue russe Ivan Efrémov, entendit à son tour parler de cette créature déconcertante, sous le nom quelque peu différent d’olgoï-khorkhoï.

"Voici toutes les explications que j’ai pu obtenir du guide et des autres connaisseurs de la Mongolie :

selon une très vieille légende du pays, une bête appelée "olgoï-khorkhoï" habiterait au fond des plus mornes déserts. C’est ce nom, balbutié par Darkhin, que j’avais pris pour la répétition d’un cri : "ooï-ooï". L’animal n’était jamais tombé aux mains des explorateurs d’abord parce qu’il habite les sables arides, ensuite parce qu’il inspire la terreur aux Mongols. Et cette terreur est bien fondée, comme j’ai pu m’en convaincre : l’olgoï-khorkhoï tue à distance et en un clin d’œil. Je ne saurais dire ce qui lui donne ce pouvoir mystérieux ; peut-être, une décharge électrique superpuissante ou la projection d’un venin...
"La science finira par connaître cette redoutable bête quand des explorateurs plus heureux l’auront aperçue et étudiée."

Cet épisode a d’ailleurs inspiré les illustrateurs des diverses éditions de cette nouvelle (figures 2 et 3). Bien sûr, cette histoire n’est qu’un conte fantastique : le narrateur, qui écrit à la première personne, s’y met d’ailleurs en scène sous le prénom de Mikhaïl Illitch (et non Ivan, le prénom d’Efrémov).

Figure 1 : une illustration naïve
tirée de l'ouvrage d'Efrémov.


Figure 2 : une autre édition...

Figure 3 : ...et une troisième.
La teneur du récit du savant et écrivain soviétique est cependant loin d’être purement imaginaire.

Quelques années plus tard, on trouve encore une mention de l’olgoï-khorkhoï dans le dictionnaire de la langue mongole de Tsevel (1966), qui en donne la définition suivante :

"olgoï-khorkhoï : zool. Ver vivant dans les régions de Gobi, de forme semblable à un gros intestin, extrêmement venimeux, sur lequel il n’existe pas d’observations."

Pas d’observations ? Voilà qui n’est pas tout à fait exact :

le lointain cousin du ministre mongol, cité par Roy Chapman Andrews, en était la preuve. Et du reste, il devait y avoir eu des observations récentes, pour que la description de l’animal fût aussi unanime, comme le reconnaissaient les deux paléontologues.

Peu après, Jaroslav Mares, un cryptozoologue tchèque, recueillit des rumeurs sur l’olgoj chorchoj (orthographe tchèque pour olgoï-khorkhoï) au cours d’un voyage en Mongolie

D’autres informations sur l’olgoï-khorkhoï ont été publiées par les géographes mongols B. Avirmed et P. Tsolmon dans la revue Chindjlekh Uxaan Amdral en 1991
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geranium
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 16:35

La raison du mutisme presque total des autochtones sur l’olgoï-khorkhoï, et du fait que presque aucun explorateur n’en ait jamais entendu parler, fut donnée à Ivan Mackerle par Tschemed, son interprète et conducteur :


"Les bergers du désert de Gobi refusent d’en parler. Ils craignent que la seule prononciation de son nom puisse amener le mauvais sort sur eux."

Selon Mackerle, d’autres raisons s’ajoutaient à cette superstition pour expliquer l’incognito de la créature :

Tout d’abord, la Mongolie est toujours restée un pays très fermé aux Occidentaux. Jusqu’à récemment, tout voyage y était sévèrement encadré par les accompagnateurs obligés de l’office touristique Joultchine, l’équivalent mongol de l’Intourist soviétique, et il était impossible de sortir des sentiers battus.


Il n’y avait pas de transports publics, et du reste pas de réseau routier non plus, alors que le pays est immense : 1 560 000 Km2, soit près de trois fois la France, pour une population de quelque 2 millions d’habitants seulement, soit à peine plus d’un habitant au kilomètre carré.

Bien sûr la densité de population du désert de Gobi lui-même est encore plus faible ; c’est le plus grand des déserts d’Asie (1 295 000 Km2, s’étendant sur la république de Mongolie mais aussi la région chinoise de Mongolie Intérieure), la pluviosité annuelle n’atteint que 200 mm à l’est, et 75 mm à l’ouest, et le climat continental explique des écarts de températures considérables entre l’été (+ 50° C en juillet) et l’hiver (jusqu'à – 40° C en janvier).

Enfin, les autorités cherchaient à extirper toute trace de culture mongole non conforme aux canons du marxisme-léninisme, et le régime stalinien en place ne voyait pas d’un bon œil toute allusion à l’animal mythique, regardée comme un reste de superstition héritée du régime féodal...

En 1990, la Mongolie s’ouvrit enfin, à la suite de l’effondrement de la dictature communiste au pouvoir, mettant un terme à la vague déferlante des révolutions démocratiques de 1989-1990, qui emportèrent, de Berlin à Ulan-Bator, presque tous les régimes affiliés à l’URSS. Ivan Mackerle profita de cette opportunité politique pour organiser une expédition à la recherche de l’animal mystérieux. Comme l’aventurier tchèque le fait très justement remarquer, ce ne serait pas la première fois qu’une légende mènerait à une découverte zoologique spectaculaire !

Les débuts de l’expédition s’apparentèrent, pour Mackerle, à un jeu de cache-cache !
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geranium
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 16:44

Toutefois, une autre expédition tchèque effectuée au cours de l’été 1996 par deux amis d’Ivan Mackerle, Naplava et Horky, a recueilli de nouveaux rapports, y compris venant de témoins oculaires ayant observé l’animal récemment. Un film sur cette expédition a d’ailleurs été diffusé par la télévision tchèque.

Marie-Jeanne Koffmann, présidente de la Société Russe de Cryptozoologie, ancien chirurgien des hôpitaux de Moscou, m’a également confié des rapports inédits recueillis dans le Caucase. En effet, Marie-Jeanne Koffmann ne s’est pas seulement intéressée à l’almasty, l’Homme Sauvage et Velu du Caucase, sur lequel elle a amassé une quantité d’informations impressionnante. On lui doit aussi des recherches de terrain sur d’autres animaux mystérieux de cette région. Voici ce que m’écrivait Marie-Jeanne dans sa lettre du 6 janvier 1997 :

"L’olgoï khorkhoï est la première bête qui nous est venue à l’esprit, à mes compagnons (Evelyne Zéligman et Pavel Ryjov) et moi-même, lors d’un périple de 1500 Km que nous avions entrepris en été 197? [date non retrouvée] à travers les steppes et les déserts de dunes de Kalmykie et du nord de la Tchétchéno-Ingouchie et du Daghestan en quête de grands serpents et de varans. [...]
"Nous entendîmes décrire d’autres "serpents", tout à fait inattendus, notamment une sorte d’énorme saucisse qui s’appelle en kalmyk "le court serpent gras", dont l’une des caractéristiques premières était "qu’il était sans os". Seuls, s’en souvenaient les vieux Kalmyks. Personne ne l’avait revu depuis le retour de la déportation, vers 1960, après 12-13 ans d’absence de tout un peuple. D’ailleurs, il avait toujours été rare.
"Description : corps uniformément cylindrique, arrondi par devant, se terminant brusquement par une queue très courte. Longueur 50 cm, diamètre 15-20 cm, peau lisse, grise. Très dangereux selon les uns, inoffensif selon les autres.
"Je ne me souviens pas si ses déplacements étaient rapides ou lents. Plutôt lents, je crois ; en tout cas, rectilignes, en accordéon.
"Tous les informateurs (rares) étaient unanimes sur un point : si on lui assenait un violent coup de bâton en plein dos, comme l’a vu faire par son père l’un de nos témoins, il éclatait, ne laissant pour tout vestige de son existence qu’une grande tache de graisse s’étalant sur plus d’un mètre de diamètre.
"Un autre reptile, de semblable configuration, mais plus petit des deux tiers, ne disposait pas de queue, ressemblait effectivement à un amphisbène, si ce n’est qu’on distinguait bien la bouche fendant fendant largement sa partie antérieure. Une femme, une Russe, perchée sur une échelle pour cueillir des fruits, avait aperçu cette bête, glissant silencieusement (seules, craquelaient légèrement les feuilles mortes) et très vite dans le fond d’un fossé. Elle tenait un rat en travers de sa bouche.
"Malheureusement, tous mes amis et compagnons de travail désapprouvaient totalement mon intérêt pour d’autres sujets que l’almasty, à commencer par Porchnev qui en était désespéré et suppliait nos collègues de me ramener sur le droit chemin !
"[...] Pire encore. Les notes, adresses, croquis, cartes avec localisation des observations, noms des habitants -- tout a été détruit lors de la mise à sac de mon bureau, à Sarmakovo."
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geranium
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 16:44

AVIS DE RECHERCHE :

portrait-robot de l'olgoï-khorkhoï, établi sous les directives d'Ivan Mackerle.

NOM : olgoï-khorkhoï
Pseudo : "ver-intestin" du désert de Gobi

Typologie :

  • animal vermiforme de 50 à 60 cm de long
  • on ne distingue pas la tête de la queue
  • le corps est qualifié d’épais ou de gras
  • la peau semble nue
  • le corps serait annelé
  • la couleur est rouge sombre

LIEU DE RESIDENCE :

  • L’animal vit sous terre
  • ne se montre que l’été (juin et juillet)
  • reste enterré le reste du temps.

DANGEROSITE :

  • terriblement mortel
  • peut tuer à distance hommes et chameaux
  • présence d’un venin (que l’animal projetterait à plusieurs mètres)
  • possibilité d'un pouvoir électrique.

MODE DE DEPLACEMENT :

  • Roule
  • Ondule
  • Se tortille

MODE DE CAPTURE :

  • Inconnu
  • La technique de taper le sable à l'aide d'un baton a été testée sans succés

source : http://pagesperso-orange.fr/cryptozoo/dossiers/olgoi/olgoi2.htm
Une vraie mine d'info !!!

Toutes les informations sont les bienvenues, merci de ne pas infliger de mauvais traitement à l'animal et de respecter ses conditions de vie !

Nous attendons avec imaptience une photo de vous et du dit specimen ...

Bonne capture !!!

flower
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 20:23

Aime bien ces bêtes pour la pêche au gros ça doit être nickel ...

Sinon pour aller en chasser, sans moi merci ....

_________________



juger , c'est prendre le risque de se tromper .
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 20:52

ça me fait penser au film et aux jeux Dune, tes histoires de ver, lol

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geranium
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 21:37

:cheers: Bravo le tizoiziaux ! C'est exacte ! Tout à fait exacte, la légende des vers y figure ...

Bien vu !!

Alors le :albino:, je dis pas bravo ! Sont peut-être charmantes ces bébétes et si elles produisent de l'énergie, tu pourrais bien en faire des lampadaires sur ton topic sur le réchauffement climatique !!

:geek: flower
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MessageSujet: Re: Histoire de "ver"   Dim 27 Juil - 21:40

peut être pas des lampadaires , des tazzers cela serait plus exacte .

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