L'exode du Paranormal

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 LA COLERE

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geranium
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MessageSujet: LA COLERE   Ven 19 Sep - 20:32

Colères amères - Xavier De La Vega

La colère va bien, merci !

Longtemps canalisée dans des projets de transformation de la société, elle est maintenant représentée par son versant le plus sombre, qui s’exprime dans la violence génocidaire ou le terrorisme.

« Il y a des colères saines ! » Les supporters de Ségolène Royal se souviennent sans doute comme d’un sursaut salutaire la tirade enflammée qu’elle lança à un Nicolas Sarkozy un brin tétanisé, lors d’un débat télévisé de campagne présidentielle.
Parler d’un baroud d’honneur devant l’imminence de la débâcle serait cependant plus juste.

Le philosophe allemand Peter Sloterdijk, grand expert contemporain de la colère, invite à faire un pas de plus en rappelant les propos de Karl Marx : lorsque l’histoire se répète, elle le fait sur le mode de la farce. Si l’on ne peut tout à fait renvoyer à ce registre la pantomime de S. Royal, ce sursaut-là était assurément une pâle réminiscence des offensives glorieuses de ces grands « partis de la colère » qu’ont longtemps été les organisations politiques de gauche.
Entre le flux vital et la blessure du ressentiment


S. Royal avait au moins raison sur un point : il faut réhabiliter la colère. C’est d’ailleurs ce à quoi s’emploie P. Sloterdijk, dans un essai féroce où de cet élan impétueux que l’Église catholique considère encore comme l’un des pêchés capitaux, il s’attache à faire ni plus ni moins que la force motrice de l’histoire (1).
Un tel projet suppose de se frayer, à grands coups de machette, un passage dans une jungle morale suintant le stoïcisme et l’augustinisme – le contrôle des affects comme modèle de conduite de l’honnête homme – pour rejoindre l’humanité furieuse des temps d’Homère.
« La première phrase de la tradition européenne, au vers introductif de L’Iliade, commence par le mot “colère”, aussi fatidique et solennel qu’un appel ne tolérant aucune contradiction », lance P. Sloterdijk.

La terrible fureur d’Achille est en effet l’événement qui déclenche l’épopée de la campagne de Troie. L’héroïsme du guerrier tient même à l’étendue et la soudaineté de son ire, signe sans équivoque qu’il jouit de la faveur des dieux.
Voilà qui indique la place éminente de la colère en ces temps de « bellicisme heureux » : elle est le vecteur par lequel la nouveauté fait irruption dans le monde. Le carnage qu’elle déverse autour d’elle n’enlève rien à cette vertu capitale.

La colère est un flux vital, « une énergie qui libère les hommes de la torpeur végétative » (2).

Cet éloge de la colère n’est évidemment pas sans rappeler un autre admirateur illustre de la pensée présocratique.
La colère célébrée par Homère s’apparente à la « volonté de puissance » nietzschéenne, cette affirmation agressive de soi, par laquelle l’homme libre fonde ses propres valeurs et inaugure de nouvelles formes de vie (3).

Mais Friedrich Nietzsche a aussi consacré de nombreuses pages à étudier le versant négatif de la colère, cet élan contrarié, cette force essentiellement réactive qu’est le ressentiment. Le ressentiment ?

Une blessure qui refuse de se refermer, dans l’attente d’une réparation. S’il est un principe agissant dans l’histoire humaine c’est, pour P. Sloterdijk, ce désir ajourné de la vengeance, cette attente du moment adéquat pour rendre la pareille à l’offenseur, et répandre autour de lui la souffrance que l’on a reçue et à laquelle les siens n’ont pas eu droit.

L’histoire de l’humanité recense une multitude de manières d’honorer les exigences du ressentiment, observe P. Sloterdijk, depuis les formes les plus artisanales que sont la vendetta ou les attentats à la petite semaine, jusqu’aux plus sophistiquées.

Parmi celles-ci, une place éminente revient à cette grandiose entreprise de capitalisation de la colère qu’a été le combat socialiste.
Celui-ci n’a-t-il pas permis à des générations d’humiliés et d’offensés de placer sous le boisseau une soif de justice et un désir de revanche brûlants, en contrepartie d’une réparation qui n’adviendrait que dans un avenir lointain ?
Et que sont les organisations politiques de gauche, depuis les syndicats jusqu’à la IIIe Internationale communiste, sinon des « banques de la colère », capables de recueillir une multitude de griefs présents pour les convertir en un programme de conquêtes sociales futures, en l’espoir d’un grand soir révolutionnaire, d’une résorption des grandes injustices planétaires ?

Voilà qui nous conduit à la situation postcommuniste contemporaine.
Quel a été l’impact de l’effondrement du bloc communiste et de l’affaiblissement concomitant des organisations contestataires sur l’économie globale de la colère ?

Que devient cette dernière lorsqu’elle n’est plus captée par ces entreprises de capitalisation du ressentiment ?

Qu’en est-il de cette « liaison entre indignation et capacité d’apprendre qui fonde ou, du moins, contribue à fonder la politique depuis deux cents ans » ?

C’est un modèle d’organisation politique qui fait soudain défaut, en dépit des tares dont il était perclus, laissant à sa place un grand vide.

Pour P. Sloterdijk, dans le monde postcommuniste, le versant positif de la colère, l’affirmation agressive de soi, semble se dissoudre dans la stimulation érotique du marché, pour céder la place à d’autres penchants, à commencer par l’envie et la cupidité.
Et si la récrimination se porte bien, elle tend au mieux à se disperser en une multitude de « flux de dissidence vagabonds », au pire à se cristalliser en une « internationale misanthropique » rassemblant un ramassis d’individus saisis par une « négativité amorphe ».
Une humanité parvenue au seuil de l’apocalypse ?


Quittons ici les réflexions de P. Sloterdijk pour approfondir l’analyse de la situation postcommuniste. Comme le rappelle l’anthropologue Arjun Appadurai dans sa Géographie de la colère, le monde inauguré par la chute du mur de Berlin a déjoué bien des diagnostics (4).

La période de « forte globalisation » qui s’est ouverte après 1989, cette diffusion parallèle de l’économie de marché et de la démocratie parlementaire, a coïncidé avec une irruption de violence dans de multiples points du globe, contredisant bien des discours.

Une violence qui a atteint en de nombreuses reprises des sommets paroxystiques, comprenant plusieurs épisodes de nettoyage ethnique, la dissémination des bombes humaines et le grand retour des sacrifices humains, désormais dûment filmés et diffusés sur le réseau Internet.

Il est tentant dans ce contexte de dépeindre un monde livré aux forces obscures du ressentiment, un monde où nombre de contre-feux susceptibles d’endiguer le cycle de la vengeance ont d’ores et déjà cédé.
C’est ce que, dans le récent livre qu’il consacre à la pensée de la guerre de Carl von Clausewitz, l’anthropologue René Girard appelle la « montée aux extrêmes » (5).
Clausewitz ramène la guerre à son unité fondamentale, le duel, où les coups joués par les belligérants s’inscrivent dans les enchaînements d’une « action réciproque ». Pour peu que les combattants parviennent à temporiser, à refroidir leurs réactions à l’agression de l’autre, la montée aux extrêmes est différée, et la guerre demeure sous l’empire du politique. Une telle séquence s’apparente à la capitalisation du ressentiment dont parle P. Sloterdijk, cette manière de canaliser le désir de revanche dans la construction temporelle d’une action politique.

La montée aux extrêmes correspond au contraire à l’emballement de l’action réciproque, au moment où la violence échappe à toute règle, à toute tentative d’ajournement, à toute ritualisation.
Les réflexions de R. Girard ont notamment en ligne de mire la situation inaugurée par les attentats du 11 septembre 2001, dans laquelle il a beau jeu de lire un emballement analogue à celui entrevu par Clausewitz.
Car s’il est coutumier d’associer à la réponse militaire américaine des intérêts économiques bien compris (le pétrole) ou des visées stratégiques plus ou moins farfelues (pacifier le monde islamique en y exportant la démocratie manu militari…), elle n’obéit pas moins à une claire intention punitive.

Elle participe ainsi d’une escalade de la violence où chaque partie entend répondre au coup précédent en frappant encore plus fort.
Souffrant de carences technologiques patentes, les adversaires de l’Amérique sont bien en peine de riposter avec une puissance de frappe équivalente.
Ils peuvent en revanche rivaliser dans l’horreur – un domaine dans lequel la surenchère ne connaît pas de limite.
La vidéo de la décapitation du journaliste américain Daniel Pearl ou les images de corps de soldats américains démembrés par les foules irakiennes, mais aussi les fameuses photographies des prisonniers irakiens humiliés d’Abou Ghraib témoignent d’une telle surenchère.

La défaillance du politique


Attentats suicides, décapitations en direct : assistant à ce festival macabre, R. Girard en perd presque son latin.
Les sacrifices rituels qui retenaient son attention dans La Violence et le Sacré (6) avaient au moins une vertu : en focalisant l’ire de la communauté humaine sur un « bouc émissaire », il expulsait la violence hors du groupe.

Quelle est donc cette logique sacrificielle qui ne fait que relancer la roue de la haine ?
Sur le ton prophétique qui est devenu le sien, R. Girard déploie le panorama rouge sang d’une humanité parvenue au seuil de l’apocalypse parce qu’elle échoue désormais à conjurer la violence qui couve en elle.
Doit-on alors attendre que les hommes entendent l’appel à la rédemption générale, le sursaut éthique que le prédicateur R. Girard appelle de ses vœux ?
Ne convient-il pas plutôt de prendre l’aphorisme de Clausewitz à rebours : si « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », ne faut-il pas revenir aux raisons pour lesquelles la politique échoue à contenir la violence ?

C’est ici que les réflexions d’A. Appadurai sur les liens entre les violences contemporaines et le processus de globalisation se révèlent fort utiles.

On peut en déduire la thèse suivante : de la propagation du terrorisme aux agressions contre les minorités ethniques, l’ire meurtrière du monde postcommuniste est à mettre sur le compte d’une défaillance de la politique dans un monde globalisé. Ou pour le dire comme P. Sloterdijk, d’un échec de la capitalisation de la colère.

L’attentat contre les tours jumelles en constitue assurément le symptôme monstrueux. « Le 11-Septembre a été un acte massif de punition sociale, une sorte d’exécution publique de masse, une mort par le feu, le béton et les gravats visant à punir l’Amérique de toutes ses simagrées morales dans le monde, notamment dans le monde islamique », écrit A. Appadurai.

Au-delà de la rationalité cauchemardesque d’al-Qaïda, l’anthropologue invite à interroger la montée en puissance du sentiment antiaméricain auprès de vastes fractions de la population mondiale.

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 19 Sep - 20:33

Comment comprendre en effet que les attentats islamistes aient pu être accueillis dans de nombreuses régions du globe par un mélange d’horreur et de jubilation ?

Comment sinon en pointant le lien entre le ressentiment à l’égard des États-Unis et l’idée que ce pays joue un rôle moteur dans la promotion d’une mondialisation perçue comme essentiellement inégalitaire, et figure dans les premières places au moment de la répartition des gains ?

La responsabilité économique


C’est certainement pourquoi l’islamisme radical se profile comme une nouvelle banque de la colère, tout au moins sur le plan régional.
Car, comme l’observe P. Sloterdijk, non seulement cette mouvance est-elle capable de s’adresser, sans distinction d’origine ou de classe aux plus démunis, aux exclus de la mondialisation, mais encore offre-t-elle une nouvelle « image du monde »« la figure de l’ennemi de classe est remplacée par celle de l’ennemi de foi» (7). Sans compter une dynamique démographique favorable qui permet à l’islamisme radical de puiser dans un réservoir inépuisable de jeunes hommes.

Efficace sur le plan de la capitalisation de la colère, l’islamisme radical apparaît néanmoins beaucoup moins prometteur dès lors qu’il s’agit d’imaginer l’alternative sociale qu’il serait susceptible de porter, mis à part la restauration d’un code moral et une éventuelle redistribution de la rente pétrolière moyen-orientale. Marqué par une idéologie essentiellement passéiste, « l’islamisme radical de nos jours offre le premier exemple d’une pure idéologie vengeresse qui ne peut que punir, mais ne produit rien », tranche P. Sloterdijk.

Outre le terrorisme islamiste, c’est le déferlement de violence contre les minorités culturelles qu’il convient, selon A. Appadurai, d’interpréter comme un rejeton monstrueux de la mondialisation. Des agressions contre les Tamouls en Indonésie aux massacres des musulmans d’Inde par la majorité hindoue, du nettoyage ethnique de l’ex-Yougoslavie au génocide rwandais, ces épisodes ne sont pas, aux yeux d’A. Appadurai, à mettre sur le compte d’une haine archaïque entre les « nous » et les « eux ».

Ils doivent plutôt être mis en rapport avec l’effet corrosif des échanges économiques sur les souverainetés nationales. Non pas que les États soient devenus impuissants, mais leurs efforts sont désormais orientés vers la gestion des marchés globaux. Dans ce contexte, ne reste plus que la sphère culturelle pour affirmer l’existence de la nation, plus que jamais définie par un sang, un « ethnos national ».

Plus encore, la dense circulation des hommes et des « images de soi et de l’autre » a pour effet d’accroître l’incertitude quant à la délimitation entre « eux » et « nous ».
Incertitude qu’il devient parfois tentant de résorber par des « procédures vivisectionnistes » de nettoyage ethnique. « La violence peut offrir une forme macabre de certitude et devenir une technique brutale (ou procédure de repérage ethnique) s’appliquant à “eux” et par conséquent à “nous”. »

Les minorités apparaissent in fine comme des boucs émissaires traditionnels, observe l’anthropologue, comme des « sites où se déplacent les angoisses de nombreux États quant à leur propre minorité ou marginalité (réelle ou imaginée) dans un monde marqué par une poignée de macro-États, par des flux économiques sans entraves et des souverainetés compromises ».

Nous voici ainsi revenus au lien intime entre la politique et la colère, entre la crise de la politique et l’intensification du ressentiment, qui marquent le moment contemporain. Il n’y a pas de péché plus capital qu’une colère qui s’égare.

http://www.scienceshumaines.com/coleres-ameres_fr_22462.html

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 19 Sep - 20:36

Ah la colère ...

Tant de choses à dire !

Alors on y va on se lance ...

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Mar 23 Sep - 22:18

Et bien la colère ne vous inspire pas !!!

Je suis déçue !

Il y a pourtant tellement de choses à dire sur le sujet !!!
Ne me dites pas que vous vous dégonflez ...

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Mar 23 Sep - 22:36



BAH ! voilà je m'y colle ! Et un bon de colère pour la plante !!

Suis colère après moi !
Malgré le nombre des années, les expériences du passé, je n'ai toujours pas retenu la leçon ...
Chassez le naturel et il revient au galop !

J'ai pourtant bien compris que la chose était inutile puérile, et injustifiée !!!
Bah nan !! J'y retourne comme une gourdasse ...

Je me collerai des baffes des fois !
Je me déçois toute seule ! Si c'est pas pitoyables et je prends le risque par cette attitude de blesser et de décevoir l'autre !!

Bravo la plante !!!
Un petit trophée ...

Je suis la reine !!!

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Mer 24 Sep - 15:18

Pour moi la colère naît de l'injustice, de l'incompréhension, d'une trahison ... ou d'un mal entendu.

La colère justifie l'agression, la violence au nom de la légitimité, puis elle se nourrit d'elle même et finit par tout dévorer .

Y a t'il des colères saines ?
Quel est le prix de la colère ?

le plus sage est de prévenir et non de guérir.
Si la colère est là il est déjà trop tard, et on ne peux pas toujours l'apaiser, la colère est une défaite dans l'oeuf car il n'y a jamais de victoire au bout.
On pourrait se dire que penser ainsi est une attitude lâche, de perdant.

A mes yeux penser ainsi est la seule véritable force.

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juger , c'est prendre le risque de se tromper .
comprendre c'est se donner la chance de savoir .
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MessageSujet: Re: LA COLERE   Mer 24 Sep - 19:06

:oops:
Vi je suis d'accord j'ai pas été juste ! Me suis lâchée lamentablement ...

J'ai rien gagné, suis pas soulagée ! Pure dépense d'énergie tout à fait inutile !


Citation :
Y a t'il des colères saines ?

Sur le fond je ne crois pas la colère reste du poison, de la bile, mais cette bile, si elle ne sort pas à des fins utiles, (communiquer, dire sa détresse, son incompréhension, ...) elle détruit le producteur !!!

Mais la colère peut être bénéfique si elle est modéré et non violente dans le l'acte et le verbe, elle agit parfois comme un système d'alarme !

Citation :
Quel est le prix de la colère ?

Le prix de la colère est malheureusement une blessure naissante ou qui a mal cicatriser et qui se ré-ouvre douloureusement, je pense, mais le montant de la facture de celle-ci est toujours trop élevée à mon goût !!!

Je pense que le remède à la colère contre l'autre est sans doute le "DIALOGUE" !
Et celui contre la colère contre soi même accepter d'être "FAILLIBLE" et pas toujours à la hauteur ...

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 26 Sep - 21:24

Ben ce n’est pas toujours facile de l'exprimer.

On dit que les hommes se mettent en colère pour ne pas pleurer, et que les femmes pleurent pour ne pas crier...

Je trouve cela assez juste, si je n'arrive pas à exprimer ma colère, que je ne lui permets pas de sortir, les larmes montent automatiquement.

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 26 Sep - 21:34

c'est joli ce que tu as écris !

Moi je ne sais faire ni l'un ni l'aure ! pff
Ormis être en colère contre moi, poa douée la plante !

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 26 Sep - 23:41

D'accord avec toi Colibri personnelement si je m'énerve mes larmes coulent toutes seules mais attention après je casse tout lol (bah vi je déteste pleurer devant des gens)
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colibri
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MessageSujet: Re: LA COLERE   Sam 27 Sep - 9:39

:D
Il m'arrive rarement de sortir de mes gonds, mais quand ça arrive, c'est po beau à voir, je fais du dégât :72: .

En règle général, j'essaye de sortir cette colère quand je suis dans la forêt, puisse que sur le moment elle n’a pas pu être extériorisée.

Alors souvent je tousse à en vomir des fois, je me branche au soleil et aux autre éléments, ils me nettoient, et suis partie pour un autre tour :rire:

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MessageSujet: Re: LA COLERE   Sam 27 Sep - 13:24

Bah il semblerait que les fifilles du fofo soient poa douée pour la colère en général !
suis comme le ticuicui, je garde, j'encaisse, j'avale ... et quand ça sort c'est une livraison en gros sans fioriture ...

Mais c'est violent, autant pour moi que pour celui à qui s'est destiné ...
Et après suis malade comme un toutou, à vomir mes boyaux et le comble c'est que c'est moi qui m'en veut, et la colère exprimée je la retourne contre moi !

Suis poa fière, mais j'essaye de savoir le gérer, et pis vu que je déteste les situations de conflit c'est poa gagné ...


Prompte émotion agressive se manifestant par une forte expressivité gestuelle et verbale pouvant devenir incontrôlable. Une situation frustrante ne pouvant être surmontée par un individu peut amener celui-ci à se mettre en colère.
Certains individus faibles ou névrosés peuvent être amenés à la colère pour affirmer leur personnalité. Si le sujet réel de la colère ne peut être abordé en face, des déplacements peuvent se produire, ayant pour cible des objets ou êtres, parfois sans défenses.
La psychanalyse voit en cela une régression au stade sadique anal. L'éducation a un rôle important dans l'apprentissage de la maîtrise de la colère. Mais celle-ci peut avoir pour cause un dérèglement endocrinien ou une déficience du système nerveux central, ce que nous retrouvons dans l'épilepsie ou dans l'alcoolisme chronique.



Les bienfaits de la colère (résumé de livre)
Elisabeth Moore, Les Editions Québécor, 2000, 156 pages

La colère peut se comparer à des murs infranchissables, des obstacles qui se dressent devant nous et provoquent notre frustration. Nous sommes, très souvent, les premiers responsables de sa présence sur notre route, parce que ces murs, on les érige soi-même. L’auteure de ces pages nous apprend comment changer tout cela en transformant notre façon de considérer les obstacles qui se dressent devant nous. Elle nous apprend surtout à améliorer notre capacité à créer des solutions multiples. Les notions d’estime de soi et de respect des autres tiennent un rôle déterminant dans la façon de vivre nos révoltes intérieures.

La colère peut être bien vécue et faire avancer les choses. Cependant, mal contrôlée et mal vécue, elle peut envenimer des situations et les faire tourner au désastre pour soi et pour l’entourage et déboucher sur des comportements désordonnés et destructeurs. Nous sommes profondément conditionnés à faire route avec nombre de ces situations où apparaîtront de l’agressivité, de la colère, des sentiments d’injustice ou de la rancoeur. Nous pouvons choisir de ne jamais riposter si on nous attaque. Mais nous pouvons aussi choisir de développer des outils d’affirmation personnelle qui nous permettront de composer le plus harmonieusement possible avec le monde qui nous entoure et d’améliorer nos rapports avec ceux qui vivent près de nous.

Nous avons à négocier chaque jour, dans tous les types de situations, des plus anodines aux plus graves, des plus simples aux plus complexes. L’auteure nous expose vingt grands principes à se rappeler lorsque nous avons à faire des négociations, et qui peuvent nous aider à avancer dans les buts que nous nous sommes fixés. Ces quelques secrets pourraient renforcer notre fierté chancelante sans trop entremêler nos émotions et dépenser de notre précieuse énergie. Car la colère est liée très souvent, au sentiment d’impuissance de pouvoir agir, de manque de projets qui éloignent du sentiment de valorisation qui suit l’action. De là l’importance de se bâtir une personnalité solide pour parvenir à s’imposer et à réaliser les objectifs que nous nous sommes donnés.


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MessageSujet: Re: LA COLERE   Ven 27 Mar - 17:21








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