L'exode du Paranormal

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 Utilité et conséquences du Spiritisme

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geranium
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MessageSujet: Utilité et conséquences du Spiritisme   Lun 22 Sep - 20:49


Utilité et conséquences du Spiritisme




Quelle peut être l’utilité des communications avec les Esprits ?
Dieu ne faisant rien d’inutile, celle-ci doit avoir son utilité.
Or, cette utilité ressort non seulement de l’enseignement des Esprits, mais encore et surtout des conséquences de cet enseignement.

On a reproché aux communications spirites de n’apprendre rien de nouveau que ce qui a été enseigné par les philosophes depuis Confucius. Socrate et Platon n’ont-ils pas énoncé des principes de morale identiques à ceux de Jésus ? Faut-il en conclure que la doctrine de Jésus a été superflu ? A ce compte-là, bien peu de travaux seraient d’une utilité réelle, puisque, de la plupart, on peut dire qu’un autre a eu la même pensée, et qu’il suffit d’y avoir recours.
Que seraient-il advenu des idées des philosophes anciens si elles n’avaient été reprises par des écrivains modernes ? Combien les connaîtraient aujourd’hui ?
Supposons donc que les Esprits n’aient rien enseigné de nouveau ; qu’ils n’aient pas révélé la plus petite vérité nouvelle ; qu’ils n’aient fait, en un mot, que répéter toutes celles qu’ont professées les apôtres du progrès, n’est-ce donc rien que ces principes enseignés aujourd’hui par les voix du monde invisible dans toutes les parties du monde, dans l’intérieur de toutes les familles, depuis le palais jusqu’à la chaumière ?
La croyance que tout est fini pour l'homme après la mort, que toute solidarité cesse avec la vie, le conduit à considérer le sacrifice du bien-être présent au profit d'autrui comme une duperie ; de là, la maxime : Chacun pour soi pendant la vie, puisqu'il n'y a rien au-delà.
La charité, la fraternité, la morale, en un mot, n'ont aucune base, aucune raison d'être. Pourquoi se gêner, se contraindre, se priver aujourd'hui quand, demain peut-être, nous ne serons plus ? La négation de l'avenir, le simple doute sur la vie future, sont les plus grands stimulants de l'égoïsme, source de la plupart des maux de l'humanité.

La croyance en la vie future, montrant la perpétuité des relations entre les hommes, établit entre eux une solidarité qui ne s'arrête pas à la tombe ; elle change ainsi le cours des idées.
C'est ce que fait le spiritisme ; il le fait avec succès, parce qu'il donne des preuves, et qu'en définitive, l'homme aime mieux avoir la certitude de vivre et de pouvoir vivre heureux dans un monde meilleur, en compensation des misères d'ici-bas, que de croire être mort pour toujours.

Quel est le plus grand ennemi de la religion ? Le matérialisme, parce que le matérialisme ne croit à rien ; or, le spiritisme est la négation du matérialisme, qui n'a plus de raison d'être.
Mais ce n'est pas tout : la certitude de la vie future, le tableau vivant de ceux qui nous y ont précédés, montrent la nécessité du bien, et les suites inévitables du mal.
Voilà pourquoi, sans être lui-même une religion, il porte essentiellement aux idées religieuses ; il les développe chez ceux qui n'en ont pas, il les fortifie chez ceux en qui elles sont incertaines. La religion y trouve donc un appui, non pour ces gens à vues étroites qui la voient tout entière dans la doctrine du feu éternel, dans la lettre plus que dans l'esprit, mais pour ceux qui la voient selon la grandeur et la majesté de Dieu.

Comment le Spiritisme est-il parvenu à triompher de l'incrédulité d'un si grand nombre, à dompter tant de passions mauvaises, si ce n'est par les preuves matérielles qu'il donne, et comment peut-il donner ces preuves sans les rapports établis avec ceux qui ne sont plus sur la terre ?
N'est-ce donc rien d'avoir appris aux hommes d'où ils viennent, où ils vont, et l'avenir qui leur est réservé ?
La solidarité qu'il enseigne n'est plus une simple théorie, c'est une conséquence forcée des rapports qui existent entre les morts et les vivants ; rapports qui font de la fraternité entre vivants non seulement un devoir moral, mais une nécessité, parce qu'il y va de l'intérêt de la vie future.

Les idées de castes, les préjugés aristocratiques, produits de l'orgueil et de l'égoïsme, n'ont-ils pas été de tous temps un obstacle à l'émancipation des masses ?
Suffit-il de dire en théorie aux privilégiés de la naissance et de la fortune : Tous les hommes sont égaux ! l'évangile a-t-il suffi pour persuader aux chrétiens possesseurs d'esclaves que ces esclaves sont leurs frères ?
Or, qui peut détruire ces préjugés, qui passe un niveau sur toutes les têtes mieux que la certitude que dans les derniers rangs de la société se trouvent des êtres qui ont occupé le haut de l'échelle sociale ; que parmi nos serviteurs, parmi ceux à qui nous donnons l'aumône, peuvent se trouver des parents, des amis, des hommes qui nous ont commandés ; que ceux enfin qui sont haut placés maintenant peuvent descendre au dernier échelon ?
Est-ce donc là un enseignement stérile pour l'humanité ?
Cette idée est-elle nouvelle ? Non ; plus d'un philosophe l'a émise et a pressenti cette grande loi de la justice divine ; mais n'est-ce rien que d'en donner la preuve palpable, évidente ?
Bien des siècles avant Copernic, Galilée et Newton, la rondeur et le mouvement de la terre ont été posés en principes ; ces savants sont venus démontrer ce que d'autres n'avaient fait que soupçonner ; ainsi en est-il des Esprits qui viennent prouver les grandes vérités, restées à l'état de lettres mortes pour le plus grand nombre, en leur donnant pour base une loi de nature.

L’étude du Spiritisme sert à prouver matériellement l'existence du monde spirituel. Celui-ci étant formé des âmes de ceux qui ont vécu, il en résulte la preuve de l'existence de l'âme et de sa survivance au corps.

Les âmes qui se manifestent révèlent leurs joies ou leurs souffrances selon la manière dont elles ont employé la vie terrestre ; il en résulte la preuve des peines et des récompenses futures.

Les âmes ou Esprits, en décrivant leur état et leur situation, rectifient les idées fausses que l'on s'était faites sur la vie à venir, et principalement sur la nature et la durée des peines.

L'exemple de ceux qui ont vécu prouvant que la somme du bonheur à venir est en raison du progrès moral accompli et du bien que l'on a fait sur la terre ; que la somme du malheur est en raison de la somme des vices et des mauvaises actions, il en résulte chez tous ceux qui sont bien convaincus de cette vérité, une tendance toute naturelle à faire le bien et à éviter le mal.

Quand la majorité des hommes sera imbue de cette idée, qu'elle professera ces principes et pratiquera le bien, il en résultera que le bien l'emportera sur le mal ici-bas ; que les hommes ne chercheront plus à se nuire mutuellement ; qu'ils régleront leurs institutions sociales en vue du bien de tous et non au profit de quelques-uns ; en un mot, ils comprendront que la loi de charité enseignée par le Christ est la source du bonheur, même en ce monde, et ils baseront les lois civiles sur la loi de charité.

Celui qui se donne la peine d'approfondir cette question du Spiritisme y trouve une satisfaction morale si grande, la solution de tant de problèmes dont il avait en vain demandé l'explication aux théories vulgaires ; l'avenir se déroule devant lui d'une manière si claire, si précise, SI LOGIQUE, qu'il se dit qu'en effet il est impossible que les choses ne se passent pas ainsi, et qu'il est étonnant qu'on ne l'ait pas compris plus tôt ; que c'est là ce qu'un sentiment intime lui disait devoir être ; la science Spirite, développée, n'a fait autre chose que de formuler, de tirer du brouillard, des idées déjà existantes dans son for intérieur a dès lors l'avenir a pour lui un but clair, précis, nettement défini ; il ne marche plus dans le vague, il voit son chemin ; ce n'est plus cet avenir de bonheur ou de malheur que sa raison ne pouvait comprendre , et que par cela même il repoussait ; c'est un avenir rationnel, conséquence des lois mêmes de la nature, et pouvant supporter l'examen le plus sévère ; c'est pourquoi il est heureux, et comme soulagé d'un poids immense ; celui de l'incertitude, car l'incertitude est un tourment.
L’homme, malgré lui, sonde les profondeurs de l'avenir, et ne peut s'empêcher de le voir éternel ; il le compare à la brièveté et à la fragilité de l'existence terrestre. Si l'avenir ne lui offre aucune certitude, il s'étourdit, se replie sur le présent, et pour le rendre plus supportable, rien ne lui coûte ; c'est en vain que sa conscience lui parle du bien et du mal, il se dit : Le bien est ce qui me rend heureux.
Avec la certitude de l'avenir, tout change d'aspect pour lui ; le présent n'est qu'éphémère, et il le voit s'écouler sans regret ; il est moins âpre aux jouissances terrestres, parce qu'elles ne lui donnent qu'une sensation passagère, fugitive, qui laisse le vide dans son cœur ; il aspire à un bonheur plus durable, et par conséquent plus réel ; et où peut-il le trouver, si ce n'est dans l'avenir ?
Le Spiritisme, en lui montrant, en lui prouvant cet avenir, le délivre du supplice de l'incertitude, voilà pourquoi il le rend heureux ; or, ce qui rend heureux trouve toujours des partisans.

Le temps de la croyance aveugle est passé ; il est nécessaire aujourd’hui, pour qu’une théorie philosophique, morale ou religieuse soit acceptée, qu’elle repose sur l’inébranlable fondement de la démonstration scientifique. Autres temps, autres mœurs : le monde antique s’est appuyé sur la révélation, maintenant il faut la certitude lentement conquise ; la foi ne suffit plus, il est indispensable que la raison sanctionne ce que l’on veut nous faire accepter comme des vérités.

La grande puissance du spiritisme consiste dans la liberté d’examen qu’il laisse à ses adeptes. Tous ses principes peuvent être discutés et remis en question, mais chaque fois que cette expérience a été faite, il est sorti plus fort et plus robuste que jamais de cette redoutable épreuve. Les religions, à l’heure actuelle, ressemblent à ces lisières qui ont été indispensables à l’enfant pour apprendre, à marcher, mais qui lui deviennent inutiles et même nuisibles lorsqu’il a pris assez de développement pour se diriger seul.
Ces considérations sommaires expliquent l’immense extension du spiritisme. Il ne faut pas croire, néanmoins, que le spiritisme soit opposé aux religions ; il ne combat que leurs abus, il s’adresse plus particulièrement aux matérialistes et à ceux qui, sans être complètement athées, sont dans l’indécision au sujet de la vie future.

Au lieu d’être raillée et combattue, cette doctrine devrait se trouver à la base de tout enseignement moral ou religieux. En donnant à l’homme la preuve évidente que son passage sur la terre n’est que temporaire, qu’il aura à répondre plus tard du bien ou du mal qu’il a fait, on imposerait ainsi une digue salutaire aux mauvais instincts, qui, de nos jours surtout, menacent de bouleverser la société.
Le spiritisme fait connaître en effet, les conditions dans lesquelles se trouve l’âme après la mort. Au lieu de considérer l’esprit d’une manière abstraite, notre doctrine démontre que c’est, après la mort, une véritable individualité, qui a non moins de réalité que l’homme ; seulement la nature du corps a changé quand les conditions d’existence n’ont plus été les mêmes.




A Noter :

  • Le Spiritisme ne sollicite pas d’acte de foi ; en apportant la preuve de la survivance, il donne la certitude en la vie future.


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    W.H. Murray
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    MessageSujet: Re: Utilité et conséquences du Spiritisme   Dim 26 Juil - 21:28

    REMONTE !!!

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